Elle les vit se pencher côte à côte quand ils se regardaient dans les yeux, demeurer debout face à face quand ils interrogeaient leur c½ur, puis s'avancer et s'assoir sur le banc pour s'engager l'un envers l'autre. Leurs silhouettes ne se détachaient jamais,ils semblaient seuls au milieu de l'horizon, prenaient dans ce large espace de ciel, de terre, quelque chose de grand et de symbolique. Là où il n'existe pas, elle n'existe plus. Leur main ensemble en inventaient une à dix doigts. Car comme le jour dépend de l'innocence, pour cette jeune fille le monde entier dépend de ses yeux purs. Et tout son sang coule dans leurs regards. A vrai dire, elle l'aime tant.